vendredi 17 juin 2011

Actualités n°1

Avant d'être hissé à sec sur le quai du port de la Noëveillard à Pornic, "Batida" accompagné du voilier "Ungava" a effectué une sortie en mer. A cette occasion le projet Horizon-Voiles a été détaillé afin de mieux l'expliquer aux mécènes présents ce jour là.


Aujourd'hui "Batida" est au sec, sa carène (partie de la coque toujours sous l'eau) est l'objet de soins attentifs : nettoyage, ponçage et peinture neuve anti-salissures (algues et autres organismes aquatiques).
Vos dessins seront très prochainement collés sur sa coque.


Nous vous donnons rendez-vous dès lundi 20 juin pour découvrir la cinquième chronique de Ber & Ber.

Et n'oubliez pas ! Le départ de la "Transquadra" sera donné à Saint-Nazaire le 10 juillet prochain.

lundi 23 mai 2011

Chronique n°4 - Partie 1 - Visite du chantier Beneteau de La Bégaudière.

Cap sur la Vendée pour visiter le Chantier BENETEAU.
Le coursier Batida (First 40.7) sur lequel Pompon et Momo traverseront l’Océan est sorti du fameux Chantier Bénéteau en 2002. Chantier que nous avons visité sous la conduite de deux cadres de l’entreprise, qui ont consacrés plusieurs heures pour nous recevoir. Les visiteurs chanceux ont pour noms : Chloé la jeune marraine de Batida et son Papa, Amine, un grand garçon venu avec sa Maman, plus quelques accompagnateurs qui se sont joints au groupe. Les visiteurs ont écouté avec attention un brillant exposé sur les activités nombreuses du Groupe Bénéteau et ont ensuite découvert la complexité de la construction de voiliers ou vedettes dans le site de La Bégaudière. Toutes les phases d’assemblage furent détaillées jusqu’au fameux test de la piscine, auquel est soumis tout bateau fabriqué ici. Les photos prises ce jour là, témoignent du bonheur de tous les participants en général et Chloé et Amine qui ont, par leurs sourires, exprimé leur reconnaissance à la généreuse entreprise invitante.


Alors le bateau sera-t-il prêt ?
Nous sommes dans les dernières semaines avant le grand jour : le 10 juillet 2011. Le bateau sera-t-il prêt ? Vous le saurez chères lectrices, chers lecteurs en lisant les lettres à venir…
Ber & Ber

Chronique n°4 - Partie 2 - Exemples d'obligations à satisfaire avant le départ.

Le coefficient de Batida.
Les bateaux inscrits à la Transquadra espèrent tous un bon classement. Comment faire pour que des voiliers si différents luttent à armes égales ? les petits peuvent-ils vaincre les grands ? Pour tenter d’équilibrer les chances, il est procédé au mesurage des caractéristiques du navire (coque, gréement et voiles). Vous voyez par exemple, sur la photo jointe, l’opération minutieuse du relevé des cotes de la grand' voile. Ces mesures déterminent un coefficient qui est utilisé dans une formule mathématique mystérieuse et savante inventée par nos amis anglais ! Cette formule "magique" donne le classement à l’arrivée. Vous suivez ? Non ?  Mais faites nous confiance, ce système réputé équitable, a un avantage incontestable : il favorise des discussions animées et sans fin entre compétiteurs.

La sécurité des équipages.
Reprenant une maxime bien connue des sportifs : « pour gagner, il faut commencer par arriver ». Nos deux équipiers, pourtant dotés d’un solide sens marin, composé comme on le sait de 50% de bon sens et de 50% d’expérience, ont sagement décidé de participer au stage obligatoire de Sécurité et Survie en Mer selon les prescriptions internationales. Ce stage s’est déroulé dans la splendide École Nationale de Voile de Quiberon, il a été l’occasion de réviser les procédures utiles pour éviter une « fortune de mer » (encore un drôle de mot pour parler de ce que les terriens nommeraient plutôt une infortune). Et le clou de ces deux journées studieuses fut le test en situation, non pas sur l’eau, mais dans l’eau ! Il y eu le tir de fusées éclairantes, le lancer de fumigènes, la percussion et le gonflage automatique du radeau de sauvetage et la natation dans les chaudes, mais encombrantes, combinaisons de survie. En admirant sur les photos nos deux « Casimir » oranges et barbotants, (jointes en fin de rubrique),  notre très consciencieuse Présidente, a décidé de participer, à la prochaine session de ce stage : bravo Isabelle.


dimanche 17 avril 2011

Chronique n°3 - OOOOH, LE BEAU BATEAU !

Chères lectrices, chers lecteurs,
Vous connaissez le parcours et les deux marins (je vous propose un dessin en fin de cette lettre pour reconnaître Pompon de Momo!). Très justement vous êtes curieux de découvrir le bateau qu’ils utiliseront pour réaliser leur rêve.
Quel sera leur bateau ?
Un bateau à voile ! N’est-ce-pas étrange ? Le voyage serait plus rapide en bateau à moteur, remarquent à juste titre les plus logiques d’entre vous. Nous ne pouvons pas vous donner tort, ni raison d’ailleurs ! Le règlement l’impose (ou les instructions de course) : la "Transquadra" est une course à la voile. Mais ils ne s'en plaindront pas, en effet, contrairement à d’autres compétiteurs, encore plus "fous" qu’eux, ils ne le feront pas à l’aviron.
Reconnaissons ensemble, que traverser l'Atlantique grâce à la force du vent, c’est moins rapide que la propulsion motorisée, mais c’est tellement plus poétique.
Sera-t-il grand et beau ?
«Batida» c’est son nom, est un monocoque gréé en sloop une seule coque et deux voiles triangulaires. Construit par le chantier vendéen Bénéteau, mondialement reconnu pour les qualités nautiques de ses produits, «Batida» est du type First 40.7 (il mesure 40 pieds anglais soit 12 mètres de long). Son mât culmine à plus de 18 mètres et sa quille descend à 2,40 mètres sous la surface de l’eau. Bref il est splendide. Et avantage supplémentaire, «Batida» connait le chemin car il a déjà traversé l’Atlantique dans les deux sens, il y a quelque temps.
Pourquoi tant de mots bizarres chez les marins ?
Vous trouverez en fin de lettre, deux dessins décrivant et nommant les pièces constitutives de ce drôle d’engin qu’est le voilier. Ce vocabulaire donne de la précision aux échanges verbaux des membres d’équipage. Ce qui peut paraître comme un charabia compliqué réservé aux initiés, est en réalité un lexique utile, indispensable même, à la bonne marche du navire et à la sécurité de ceux qu’il transporte. Les mots de la mer peuvent venir d’Europe (Hollande, Espagne, Portugal, Angleterre…),des Amériques du nord et du sud, d’Asie (Chine, Japon, Corée, Inde, Indonésie…),d’Afrique du nord , d’Arabie, et de plus loin encore. Par exemple, nous avons utilisé le mot "sloop" (anglais) pour définir le type de gréement de «Batida», ce mot est issu du néerlandais "sloep", il est en fait une déformation de "chaloupe".
Savez-vous que le mot "Amiral" nous vient d’Arabie ? Il est venu jusqu’à nous en passant par Venise, la puissante cité marchande, premier port de Méditerranée au XIVème siècle. Ce mot "Amiral" est aussi cousin du mot "Émir". Ou bien encore, savez-vous que les « Yamanas », indiens marins et nomades de la Terre de Feu (aujourd’hui disparus) avaient plus d’une douzaine mots pour nommer la mer (selon son état) mais ils n’en avaient aucun pour parler de la «propriété» qu’ils ignoraient.
Les marins expriment de façon adaptée, la perception qu’ils ont ou avaient du monde fantastique qu’ils côtoient. Et les mots qu’ils façonnent forment un univers merveilleux à découvrir.


Comme promis, en début de chronique, vous trouverez dans le dessin qui suit les éléments suffisants et nécessaires à la reconnaissance de Momo et Pompon.
A bientôt.
BER &BER

Présentation de "Batida"


lundi 28 mars 2011

Chronique n°2 - Présentation de l'équipage.

Chères amies et chers amis,
Par une première lettre nous vous informions que, pour Horizon-Voiles, Momo et Pompon courent la Transquadra 2011-2012. Nous vous avons expliqué que la syllabe Trans signifie à travers, dans le contexte qui nous anime "Transatlantique" : traversée de l’Océan Atlantique.
Mais pourquoi « quadra » ?
N’y allons pas par quatre chemins, ce n’est pas la quadrature du cercle, ce n’est pas non plus une histoire de quadrupèdes. Non rien de tout ça. Ce n’est pas pour autant facile à écrire car les susceptibilités des grandes personnes (c'est-à-dire des gens plus âgés que vous) doivent être ménagées, les choses doivent se dire avec précaution. Il s’agit d’une histoire d’âge : chaque concurrent doit être au moins « quadragénaire». C'est, pour parler simplement, quatre fois dix ans et plus. N’allez pas en conclure que c’est une histoire de "vieux", tout au plus, il s’agit pour eux de réaliser un vieux rêve d'enfant : Traverser l’Atlantique en voilier. Il est amusant de noter le paradoxe : c’est au travers de leurs plus vieux rêves que les anciens rajeunissent le mieux !
Le règlement  de la course stipule : l’équipage est composé au minimum d’un marin solitaire ou bien de deux ; on dit alors que ce bateau sera classé dans la série des doubles.
Vous suivez ?
Votre équipage, celui qui porte vos couleurs, nous en reparlerons, est fort de Momo et Pompon, ce qui le place de fait dans la catégorie "double".
Momo et Pompon quels drôles de noms !
Qui a dit des noms de clowns ? Non, ce sont les surnoms affectueux qu’utilisent leurs amis dont vous faites maintenant partie. Mais sont-ils quadragénaires ? Maurice Boissard dit Momo, et Philippe Gladu dit Pompon sont pour le premier quinquagénaire et pour le second sexagénaire. De plus, à eux deux ils cumulent 115 ans. Pourtant, vous le constaterez, ils sont jeunes dans leurs têtes et dans leurs cœurs. Ils sont bien connus au port de Pornic et sur toutes les mers du globe, et ont en commun une solide expérience de la navigation en haute mer, en croisière, comme en régate. Par exemple, ils ont déjà brillamment participé à la Transquadra 2005-2006 en se classant second sur soixante participants. Chapeau messieurs !
Pourquoi vous associer à cette aventure ?
Momo, vous avez compris qu’il ne faut pas l’appeler Maurice, a été soigné il ya très longtemps au Centre René Gauducheau de Nantes. Il s’en souvient et pour cela vous propose de vous associer à son rêve d’enfant: « traverser l’Océan Atlantique sur un voilier avec un véritable ami ». Cet équipage, vous permettra à travers ce blog, de vivre avec eux leur aventure, tout au long des nombreux préparatifs et durant les deux étapes de la course.
Que faire pour les aider ?
Momo et Pompon, dont vous trouverez la photo en fin de lettre, ont besoin de votre soutien pour se sentir plus fort. Alors nous vous demandons, si vous le voulez bien, de témoigner de votre présence à leurs cotés en réalisant un dessin ou une peinture sur un papier de format A4 à l’horizontale (n’oubliez pas de signer de votre prénom et d’indiquer votre âge). Cette œuvre sera reproduite sur un film résistant à l’eau de mer. Vos dessins et peintures seront collés sur la coque du bateau et ils accompagneront vos marins en témoignage de vos espoirs, de vos projets et de vos rêves. Vos dessins iront jusqu’aux Antilles, ils y seront exposés à l’admiration de tous, y compris les oiseaux et les animaux marins qui croiseront la route de notre voilier.
Nous vous proposons de nous faire part de vos réactions et questions via le blog, en suivant les indications inscrites sur le coté gauche de cette page. N’hésitez pas, car c’est avant tout pour vous que ce blog est né et c'est par vos interrogations qu'il grandira. A bientôt.
Ber et Ber.

Momo et Pompon