mercredi 9 mai 2012

Batida : bulletin du 9 mai 2012


Bonjour à vous, terriens zé terriennes,

Nous avons passé une nuit agréable avec un vent constant, ce qui nous a
permis de garder une bonne vitesse, malgré quelques seaux d'eau douce
pendant la nuit.

Aujourd'hui nous avons envie de vous parler de "ON" (encore un "pote" de
BER & BER).
C'est ainsi que : "ON" a effectué les réglages des voiles pour la nuit,
puis "ON" a préparé à manger et "ON" a fait la vaisselle.
"ON" a pris ses quarts, puis "ON" s'est reposé.
Ensuite "ON" a fait la boulangère en mettant le pain à cuire et pour finir,
"ON" a mis la musique pour réveiller tout le monde car "ON" avait très faim.
Vous avez tous compris que "ON" est très important à bord.
Aujourd'hui, "ON" a décidé le nettoyage du bateau et de l'équipage :
hum, ça sent bon à bord ! "ON" est content.

QUIZZ : "ON" a des questions à vous poser :
- Quand les premiers phares sont-ils apparus ?
- La puissance de la lampe d'un phare n'est que de quelques centaines de watts, qu'est ce
qui lui permet d'avoir une si grande portée ?

En attendant vos réponses qu'il souhaite nombreuses, "ON" va se reposer.

"ON" pense bien à vous

Par : 29° 12 N : 46°53 W

mardi 8 mai 2012

Batida : bulletin du 8 mai 2012


Bonjour les Terriens,
Nous n'avons pas donné de nouvelles hier, aussi nous vous devons cette petite explication :
alors que tout se déroulait normalement et que nous cuisions le reste des crêpes pour
le goûter, nous fûmes dérangés par un nuage transporteur d'eau et d'un peu de vent.
Nous sommes passés illico de la crêpe au ciré. Cela nous a permis de rincer le pont, de
dessaler les écoutes et aussi de nous rappeler que nous faisons route vers le "NÔorrd"
(comme ils disent dans "Bienvenue chez les chtis").

Aujourd'hui, notre rythme a repris normalement, tantôt nous croisons des cargos, tantôt nous
nous faisons dépasser par eux, 2 à 3 par jour en moyenne . Nous échangeons avec eux par
VHF, IZA en anglais, Momo en anglo-pornicais.
Nous avons effectué notre premier changement d'heure et oui nous en avions marre
"To have our breakfast in the dark", à vous de traduire ! Nous sommes maintenant à
H-4 heures de vous tous.

Notre Gégé vient à nouveau de faire des siennes : il a remis en pêche et hop :

une dorade coryphène


Hum ! Carpaccio en vue, enfin pour trois d'entre nous. Devinez qui est celui ou celle qui se
distingue encore en ne faisant pas comme tout le monde. 


En ce jour du 8 Mai, nous saluons et remercions Bernard et Bertrand qui actualisent,
commentent et enrichissent le récit de nos péripéties.
Pensons bien à vous toutes et tous.
L'équipage du Batida,
GéMiMoZa


Par : 27°51 N ,50°23 W

lundi 7 mai 2012

Réponse à Laura

Merci à Laura qui, dans le mail transmis par Cathy, nous interroge :

"Bonjour,
Vous n'êtes pas fatigués car vous écrivez beaucoup !!
Je ne sais pas si c'est une blague tout ce que vous mangez ça a l'air bon.
C'est pas possible de faire des crêpes sur un bateau.
J'ai vu ce que c'était le code 5 grâce aux photos et sur le blog
merci pour votre réponse des quarts.
Bonne continuation
Laura"

Bonjour Laura et Cathy 
Cathy, tu as raison nous écrivons beaucoup, mais en même temps, nous sommes quatre à bord pour convoyer Batida et nous ne sommes pas en course. Cela nous rend plus dispo pour écrire. Et nous avons à terre Bernard et Bertrand qui sont avides de nos nouvelles pour alimenter le blog. Tu nous écris si gentiment en nous posant des questions sur la vie à bord et pour nous c'est sympathique au milieu de l'Atlantique de pouvoir nous distraire en te répondant. A ta première question : "vous n'êtes pas fatigués", nous répondons : non, car comme je te l'expliquais nous sommes quatre, chacun de nous prend un quart de nuit de 2 heures, ce qui laisse 6 heures de sommeil. Dans la journée, chacun fait une sieste s'il en a besoin. Nous avons des moments où nous sommes ensemble à discuter, à admirer ce spectacle immense et magique que l'océan nous offre et le ciel étoilé que l'on ne regarde pas de la même façon en bateau que lorsque l'on est à terre. Pour la deuxième question : "si c'est une blague sur ce que nous mangeons" Eh bien, même si cela est raconté avec humour, tout est vrai nous ne te mentons pas. Nous cuisons des pains au chocolat achetés en pâte précuite que nous stockons au frais. Ainsi, le dimanche, nous les mettons au four et voilà c'est magique. Pour les crêpes, nous préparons notre propre pâte. Nous la mettons à l'aide d'un entonnoir dans une bouteille plastique, c'est plus pratique pour verser dans la poêle. Placée sur le réchaud monté sur cardans (qui reste à l'horizontale malgré les mouvements du bateau), cela nous permet de cuire nos crêpes sans renverser de pâte. Ces derniers jours, nous avons eu assez peu de vent, mais, depuis hier soir, il est bien revenu par notre travers, ce qui nous permet de faire une route directe (sans changer de bord). Nous sommes à mi-route entre la Martinique et les Açores. A bientôt de tes nouvelles. L'équipage de Batida Isabelle , Gérard, Mickael, Momo

Batida : bulletin du 6 mai 2012


Bonjour les terriens

Nous avons passé une bonne partie de nuit sous spi, puis le vent est tombé pour ne 
revenir qu'à 15 heures.
Ne pensez pas que nous vous donnons ces détails pour justifier notre lenteur, que nenni !
Batida et nous faisons de notre mieux pour tenir à une bonne moyenne. La voilure mise 
en place est : grand voile haute ou avec un ris (ou des pâtes lorsque nous trouvons pas le riz ). 
Pour notre voile d'avant depuis ce matin nous sommes sous code 5.

Bien entendu, nous n'avons pas oublié cette journée électorale, Batida fut le siège d'une 
toute autre campagne : l'élection du "Maître queux" du bord.
Chacun présenta ses talents culinaires pour finir ce matin sur la cuisson, par nos soins, de 
petits pains au chocolat, le service efficace et digne d'un ciel étoilé.
Le vote intervint et après délibération, la gent masculine du bord décida, à l'unanimité, de 
porter à "Mam la Présidente Isabelle", dès son premier clignement d'œil, son petit déjeuner 
en cabine. Un jus d'orange, un thé, deux petits pains au chocolat encore chauds, le tout 
servi sur un lit de bakélite accompagné d'une marguerite, (nous ne voulions pas faillir aux 
traditions instaurées par Philippe son époux).

Puis, ce fut le tour du "qu'est-ce qu'on mange" ? Après de nombreuses discussions,
le menu choisi se composera d'une entrée "note sucré-salé", une mousseline de thon sur
oreillon de pêche, entourée d'un hachis de tomates encore fraîches et à suivre des
bananes flambées à l'antillaise.
Pour le soir, n'oublions pas nos origines… Eh oui, ce sera : crêpes avec cidre.

La vie de marin n'est pas toujours simple !!!!

Pensons bien à vous l'équipage du Batida Gé Mi Mo Za   

Par ;25°52 N 54°02 W CAP AU 70



samedi 5 mai 2012

Batida : bulletin du 5 mai 2012


Oye, Oye, terriennes Zé terriens,
Nous allons vous conter la journée de vendredi et quelle journée !
Mais Théo ne nous a pas accompagnés, il avait promis de nous envoyer son fils Éole, 
que nenni, walou ! Même pas une petite soufflinette.

Nous voilà donc dans l'obligation de faire appel au meilleur ami de Bertrand qui nous 
avait laissé la procédure de mise en route sur la cheminée de la cabine arrière bâbord. 
Ceci mérite une petite explication : lorsque Bertrand est à bord, il ne range pas ses 
vêtements dans l'équipet, il les pose sur ou dans la cheminée. Mais revenons à nos 
moutons, il s'agit vous l'avez tous deviné, du moteur, qui se nomme Émile Volvo 
selon qu'il démarre ou Émile B..D..U en cas de refus de mise en route. 

L'opération de mise en route effectuée, nous allons donc passer la journée propulsés 
par cette magnifique machine. Nous avons donc profité de cette journée pour nous 
reposer, lire, siestouiller et cuisiner le poisson de Gégé, nous le confirmons le marlin 
c'est divin !!!

Le vent de faible allure vient de rentrer, il est 19 heures. Nous utilisons notre code 5 
et ce pendant toute la nuit.

Ce matin, au lever du jour, nous recevons de la visite oui, eh oui, vous avez bien compris, 
de la visite en pleine mer ! Un petit oiseau vient de se poser sur notre Batida, il doit se 
douter que nous ne lui refuserons pas l'hospitalité. Il est fatigué nous lui avons donné gîte 
et couvert, comme il se doit, nous lui avons aussi donné un nom, comme il est plein de  
couleurs bigarrées nous l'avons nommé Picasso.
Nous pensons qu'il est arrivé dans cette zone de navigation vraisemblablement sur le pont d'un 
cargo.

Et bien voilà comment nous nous retrouvons cinq à bord.

Pensées nautiques l'équipage du Batida
Gé Mi Mo Za
Par ; 24° 48 N  56°30 W  à une vitesse de 5 nœuds.

Dis Bertrand, c'est quoi un "code 5" ?


Dans le bulletin du 4 mai, l’équipage de Batida nous informe qu'il espère utiliser le « code 5 ». 

Que cache ce nom ? Rien de secret, il s'agit d'une voile d'avant de la famille des "foc", elle est employée par « petit temps », c'est-à-dire lorsqu’il y a peu de vent. Il s’agit d’un foc très creux pour lequel nous avons utilisé l'appellation française « foc-ballon » dans notre chronique n°6 du jeudi 7 juillet 2011. 

Batida et son foc-ballon

Certains, dont le rédacteur du bulletin, utilisent l’appellation anglaise code 5. Nous concernant, l'association des mots foc et ballon nous semble plus évocatrice et, nous le confessons, nous préférons utiliser les termes français quand ils existent. Code 5 prononcé à l'anglaise, fait probablement « chic », mais c'est moins français. Na !

Ber & Ber.


vendredi 4 mai 2012

Chronique n°18 - La table à carte au vent.


Chères lectrices, chers lecteurs,

Dans le bulletin du 2 mai dernier, nos marins demandent d’expliquer  « Les soucis d’un équipage naviguant au près sur un bateau à voile gîté avec une table à carte au vent ».
Il y a quelques temps déjà, une lectrice souhaitait des indications pour comprendre les termes et expressions utilisés dans le langage nautique. Nous allons faire notre mieux pour répondre positivement à ces attentes avec des mots compréhensibles par tous.

« Les soucis d’un équipage naviguant au près »  

Les "soucis" d’un équipage, sont un raccourci pour exprimer les difficultés du bateau avec lequel chaque équipier digne de ce nom, fait corps. C’est avec son voilier et en son nom que le marin expose ses sentiments comme la joie ou la peine, la déception ou la satisfaction, la raison ou la passion et tout ce qu’un cœur sensible ressent et communique.

« En naviguant au près »

Vous pourriez croire amis béotiens (là vous ouvrirez utilement votre dictionnaire), que « au près » le bateau se rapproche au plus vite de sa destination ! Et bien c’est le contraire, il ne prend pas le chemin le plus rapide. Il compose, il ruse pour lutter contre le vent en faisant des zigzag (on dit remonter au vent). Un peu comme un montagnard qui rencontre une dénivellation trop forte pour l'aborder face à la plus grande pente.
Notre « Batida remonte au près du vent », et c’est une allure fatigante, à la fois pour le matériel et pour l'équipage.  

« sur un bateau à voile gîté »

Il est habituel de représenter sur les dessins, tableaux, photos et films des voiliers gîtés (penchés). Pourquoi, pensez vous à juste titre, oui pourquoi ? C’est bien sûr, pour faire plus joli ! Si, si, si, imaginez les bateaux avec des mâts droits sur la mer : c’est beaucoup moins beau !

 Batida à la gîte


« gîté avec la table à carte au vent »

La table à carte est au cœur du bateau, c'est le cerveau du navire, c'est là que transitent et sont analysées toutes les informations utiles à la bonne marche du bâtiment (un bâtiment flottant bien sûr !). C’est à cette table que sont étudiées les cartes, choisies et tracées les options de route. On y recueille également les informations météo, celles concernant le trafic maritime ainsi que les mails de nos chers lecteurs, c'est aussi à cette place qu’est composé le journal par son rédacteur. Tout cela nécessite du temps et la position « gîté avec la table à carte au vent » devient très rapidement inconfortable pour le navigateur.
L’expression « au vent » mérite aussi une étude attentive : pensez à un promeneur par beau temps.
Notez que pour un marin, le beau temps ne signifie pas grand soleil, mais indique plutôt qu’il y a du vent. Notre promeneur donc, sent le vent rafraîchir un côté et un seul, de son visage : c’est le côté « au vent ». L’autre joue, elle, est « sous le vent ». Si le marcheur sent le souffle également des deux côtés, c’est qu'alors il fait exactement face au vent. Les marins disent « bout au vent » (prononcer boutt…) ou « vent debout ».

Et les soucis ?

Vous avez compris qu’en gîtant, la table à carte et le siège qui soutient le rédacteur du journal, penchent en même temps. Et alors et alors, ça fait quoi me direz-vous ??? Eh bien, les soucis arrivent lorsqu’un coup de gîte plus fort que les autres se produit et éjecte le rédacteur de son siège penché ! 
Il retombe alors lourdement sur son souci, pardon son postérieur !

Nous vous remercions pour votre attention à cette difficile et délicate explication.

Faites-nous part de vos commentaires et autres avis.

Ber et Ber .