samedi 28 janvier 2012

C'est le jour "J"

Bonjour à tous,

Hier soir, nous avons passé une excellente soirée, organisée par le port de Quinta
do Lorde, un très bon repas nous a été servi, pendant qu' un spectacle de danses folkloriques 
Madériennes suivies de danses Brésiliennes se déroulait sous nos yeux.

Nous sommes maintenant sortis du port, nous faisons des ronds dans l'eau
en attendant le début de la procédure de départ.

Nous vous remercions de vos encouragements qui nous touchent beaucoup.
A bientôt sur le blog, pour suivre notre avancée et partager les meilleurs moments de notre aventure.

Momo Pompon 

vendredi 27 janvier 2012

J-1 : Après le briefing

Bonjour Nolan, et tous les enfants,

Nous sortons du briefing, c'est un moment important, les dernières instructions y sont données à tous les concurrents par le comité de course. A cet instant, nous "rentrons dans  la course", ce qui fait monter légèrement la pression.

Vos dessins sont toujours présents sur le bateau , prêts à nous accompagner et à nous porter chance.

Nous remercions Nolan pour ses messages de soutien et invitons tous les enfants, parents et amis à ne pas hésiter à communiquer avec nous par l'intermédiaire du blog.

Sachez que tous vos encouragements nous font énormément plaisir, ils ont beaucoup d'importance à nos yeux. Le Batida est votre bateau, il puise dans vos dessins et votre soutien l'énergie nécessaire pour gagner l'île aux fleurs : Madinina (la Martinique).

Nous pensons bien à vous tous.

Momo  Pompon

J-1 - Embouteillages sur Internet

Bonjour à tous,

Avant toute chose, nous avons été très touchés par le poème de Nolan (variation acrostiche sur Batida, (à lire en commentaire de l'article J-7), nous l'en remercions. Merci aussi, pour les encouragements qu'il vient de nous transmettre (commentaire de l'article J-4).

Concernant les préparatifs, je vais faire court, nous avons beaucoup de mal avec Internet, il y a trop de monde et dès que les fichiers sont "un peu lourds" ça ne passe pas.

Nous avons fait l'avitaillement, hier soir, nous avons tout rangé dans le bateau, nous ne mourrons ni de faim, ni de soif.
Nous avons eu la visite des organisateurs pour différents contrôles, tout est en ordre.

Aujourd'hui il nous reste à protéger les barres de flèche.




Nous avons fait les niveaux du moteur, qui ne peut servir qu'à la charge des batteries : l'inverseur est plombé, l'hélice ne peut être entraînée (traversée à la voile oblige !).

A bientôt 
Momo et Pompon

jeudi 26 janvier 2012

J-4 Préparatifs : Momo a rejoint Pompon

Les préparatifs se poursuivent, j'ai commencé à ranger l'intérieur de Batida, chaque chose doit être à sa place, afin que nous puissions mettre rapidement la main dessus, sans avoir à déménager la moitié du bateau.
Entre autres, le matériel de sécurité qui doit être toujours prêt et à l'endroit prévu.
J'ai installé la balise « Argos », qui va régulièrement transmettre notre position, ce qui permet de mettre à jour la cartographie du site de la Transquadra.


Nous avons une autre balise « EPIRB » (Emergency Position Indicating Radio Beacon) beaucoup plus petite, qui ne doit servir qu'en cas de détresse.


Je suis allé récupérer Momo à l'aéroport, il va très bien.
Nous allons pouvoir travailler ensemble pour finir la préparation de Batida.

Le port est maintenant plein, tous les concurrents sont arrivés. Il y a beaucoup d'animation.


A bientôt.
Momo et Pompon.

mercredi 25 janvier 2012

CHRONIQUE N°11 - HISTOIRES DE MILLES

Chères lectrices, chers lecteurs,

Quelle est la date du départ de la seconde étape ?

Vous êtes impatients de le savoir : la date du départ de la seconde étape de la Transquadra est prévue le 28 janvier 2012 à 15 heures (heure locale,16h en France). Les concurrents quitteront Madère en direction de La Martinique.
Momo et Pompon à bord de leur fidèle Batida parcourront une route théorique de 2700 milles.

Plus de deux mille milles ?

Soyez gentils, si vous souhaitez qu’un navigateur vous comprenne, ne prononcez pas deux mille milles comme les anglais qui disent "Maille". Pour un marin breton, cela n’évoquerait pas une distance mais plutôt la moutarde "Maille de Dijon" qu’il ajoute au pâté Hénaff de son casse-croute ! Si vous avez prononcé « maille » vous êtes probablement sous l'influence de la pub « il n’y a que Maille qui m’aille ! ».
Alors, avant que la moutarde ne monte au nez de notre marin breton, restez simples ! "Causez français" et dites un mille de distance, comme si vous comptiez jusqu'à mille.

Qu’est-ce qu’un mille, Émile ?

Dans la "Vieille marine" (elle est vieille, Émile aussi mais ils s’accrochent !), les distances étaient évaluées de façon différentes selon les pays, les ports, les bassins de navigation, les navires battant un même pavillon n'avaient pas d’unité de mesure commune (dans la marine on ne dit pas drapeau, mais pavillon), dans ces conditions une mesure internationale ne pouvait s'envisager. Les mouvantes mais néanmoins savoureuses notions d’encablures et de brasses, utilisées alors, n’ont plus cours aujourd’hui.
Depuis les autorités scientifiques internationales ont adopté « le mille marin » (nautical mile en anglais). Pour éviter toute ambigüité, la Marine Nationale et la Marine Marchande mesurent les distances en « nautique ». Un mille marin = un nautique nous dirons donc : 2700 nautiques séparent Madère de La Martinique.

Mille millions de Tonnerre de Brest, ça fait combien de mètres ?

On y arrive, un voilier n’est pas si rapide, il avance à son rythme. Vous attendez la réponse ?
Un mille marin ou un nautique est la mesure d’une minute d'arc à l’équateur, et toc ! Vous vouliez savoir et maintenant vous êtes bien avancés !

Allez restez avec nous, nous vous aidons : dans la version simplifiée du calcul, on considère que l’équateur est un cercle parfait de 40 000 kilomètres qui tourne sur 360°, c'est-à-dire sur 360 fois 60 minutes d'arc. Après de nombreux calculs souvent beaucoup plus complexes, les savants se sont accordés sur la longueur de 1852 mètres, mesure reconnue internationalement.
Ouf, nous y sommes arrivés! Alors restez concentrés ce n'est pas fini.

Ça commence à faire des nœuds ?
Oui, notre cerveau n’est pas au bout de sa peine : ça fait des nœuds. Et nous allons en parler.
Puisque la distance s’exprime en mille : Comment indique t'on la vitesse ?
        a -  En kilomètre par heure ?
        b -  En litre par marée ?
        c -  En nœud ?
La bonne réponse est la vitesse d’un navire s’exprime en nœud. Un nœud est une distance de un mille parcouru en une heure. Soit 1852 mètres à l’heure.

Ben ça alors !

Pourquoi en nœud ? Et bien parce qu’autrefois, on estimait la vitesse du navire en jetant à l’avant une bûche (loch en néerlandais) et l’on mesurait le temps qu’elle prenait pour atteindre l’arrière. Plus tard on fabriqua un appareil nommé « loch » composé d’une planchette reliée à un filin étalonné avec des nœuds. On jetait la planchette à l’eau et on comptait les nœuds qui filaient durant le cours d’un sablier, alors le capitaine pouvait annoncer fièrement « nous filons 5 nœuds » (par exemple).



Il y a encore quelques décennies, les lochs étaient mécaniques avec un filin trainé derrière le bateau. Aujourd’hui, ils sont électroniques et utilisent même les satellites comme sur le voilier Batida de Momo et Pompon.




Grâce à votre persévérance attentive vous savez évaluer la distance et la vitesse. Bravo mais il reste une question à résoudre :

Quand arriveront ils ?

Sachant que :
  - Batida quittera Madère pour 2700 nautiques avant d’atteindre La Martinique,
  - la mer est ronde et qu’un bateau va rarement tout droit,
  - la force de la mer et la direction du vent varient souvent .
Sachant aussi qu'il ne faut pas prendre ses désirs pour des réalités. Alors, quand arriveront-il ?
Les pronostics sont variables et les paris sont ouverts.

Écrivez nous, donnez nous le résultat de vos calculs.
Adressez nous vos encouragements pour vos coureurs préférés Momo et Pompon, nous les transmettrons en mer à bord de Batida.


A bientôt
Ber et Ber.

mardi 24 janvier 2012

J-5 MATELOTAGE et REMONTAGE DU MATERIEL

Aujourd'hui, j'ai fait du matelotage.
J'ai sur-gainé sur les drisses, à l'endroit où elles frottent dans les poulies en entrée de mât.
J'ai fait quelques épissures, pour que le bout du cordage ne s'effiloche pas, puis quelques travaux de couture sur la capote du roof.






Ensuite, j'ai remonté notre hydrogénérateur, qui nous permet de recharger nos batteries en profitant de la vitesse du bateau.


Le temps m'a permis de finir de remettre les voiles en place, en effet, il faut attendre un moment où il y a peu de vent, pour ne pas se faire emmener, et surtout pour ne pas abimer la voile.

Batida a maintenant une allure de voilier prêt à naviguer.

Il me reste à faire du rangement à l'intérieur, tout doit y être calé, sinon gare à la casse !

Le temps est toujours doux et agréable, perturbé par une petite pluie qui n'a durée qu'une demi-heure, laissant le soleil revenir rapidement.
Le port commence à s'animer beaucoup de bateaux sont arrivés. Nous retrouvons tous nos amis concurrents.

A bientôt.
Pompon

Chers lectrices et chers lecteurs,
Vous venez de lire le reportage illustré que nous a adressé notre fidèle et discipliné matelot Pompon, car dans la Marine, après un ordre, il convient de faire puis rendre compte.
C’est du beau travail, n’est ce pas ? Cela s’appelle : le matelotage.
Ce reportage de Pompon nous a inspirés et nous vous proposons de le prolonger par cette rubrique que nous avons intitulée :
Histoires de matelots.
Le matelotage, c’est l’art des nœuds sur les « bouts » (prononcer bouttt, en appuyant bien sur le t final). Les bouts se sont les filins du bord. Il n’y a pas de corde sur un bateau exceptée celle qui pend au battant de la cloche pour « piquer les quarts d’heures ».
Oui, Pompon fait montre de son savoir-faire, lorsqu’il joue avec la famille « drisse » pour monter ou hisser les voiles, avec la famille « écoute » pour tirer sur les voiles ou encore avec la famille « amarre » pour attacher le navire. Comme dans toutes les familles, il y a bien sûr les prénoms : par exemple écoute de foc ou de spi, etc. Dans la famille amarre il y a « pointe », « garde », « cravate » et bien d’autres prénoms encore. Elles sont comme les familles bretonnes, des familles nombreuses.
Le matelot Pompon.
Comme nous, vous appréciez la dextérité de ce « gradé ». Eh oui, il a déjà gravi deux échelons de la hiérarchie maritime : avant 16 ans, il a été mousse, puis nommé novice pour enfin, à 18 ans, devenir matelot sans-spé (sans spécialité), puis matelot-gréeur (qualifié en matelotage), avec toutes nos félicitations !
Pourquoi Pompon ?
Oui, le surnom du matelot Pompon est un peu une répétition. En effet le béret d’un matelot de notre belle Marine Nationale, porte un pompon rouge. Aussi, c’est justice que notre as du matelotage soit amicalement surnommé Pompon.
Merci qui ?
Merci Napoléon, qui a décrété en 1808 que les crânes des matelots seraient protégés des chocs par un pompon. Plus tard, les amiraux en charge de cette importante question décident, dans leur grande sagesse et avec un souci certain de l’étiquette navale, que le pompon serait rouge afin de compléter les couleurs nationales avec la bleue et la blanche déjà présentes, sur ce couvre-chef que le monde entier nous envie.


Ça, c’est le pompon !
A Brest, centre maritime prestigieux, il est courant que les matelots « en perm » (permission de sortie) déambulent sur les trottoirs de la très fréquentée Rue de Siam. Cette artère porte ce nom en souvenir des fructueux échanges commerciaux avec le Royaume du Siam (actuelle Thaïlande). Mais revenons à nos pompons, en effet, il est d’usage courant que les jeunes filles qui croisent un matelot lui demandent (en rougissant bien sûr) de toucher avec l’index gauche, le pompon du « bâchi » (c’est le nom traditionnel du béret de matelot), car cela porte chance. Mais attention, si la jeune fille touche le pompon à l’insu du matelot et qu’il s’en rende compte, alors, il sera en droit d’exiger un baiser…
Chers lectrices, n’hésitez pas à envoyer des messages pour demander à Pompon, la faveur de prolonger par mail, cette heureuse coutume. horizon.voiles@gmail.com
Ber et Ber

lundi 23 janvier 2012

J-6 : "BATIDA" SOUS HAUTE PRESSION !

Aujourd'hui, je sors "Batida" pour sa toilette (le carénage), nettoyage de la partie sous-marine de la coque.
 Après une petite balade le long de la côte, j'arrive près de la piste de l'aéroport de Madère.


Vus de la mer, les nombreux piliers soutenant l'imposante dalle de béton sont très impressionnants, le décollage d'un avion juste au-dessus du bateau ne l'est pas moins !
L'entrée du petit port, est une passe étroite et remuante sous l'effet de la houle.



Après l'avoir franchie, je positionne "Batida" dans la darse de l'élévateur pour la mise en place des sangles de levage.
La sortie d'eau faite, "Batida" rentre sous la piste d'atterrissage, son mât pourtant haut passe très largement.


Après un nettoyage minutieux au nettoyeur haute pression, une finition à la main enlève toute salissure de la coque.





"Batida" est remis à l'eau.

Je repars vers le port de Quinta de Lorde, où il retrouve sa place, dans l'attente de l'arrivée de Momo et du départ de la course.


A bientôt
  Pompon.