vendredi 1 juillet 2011

Momo et Pompon répondent à Albane

"Bonjour je suis une nouvelle sur votre blog ! Vous avez du courage car moi j'aurais peur d'être en pleine mer" . (Albane) 8ans

Bonjour Albane, merci de nous encourager.
Si la traversée de l'Atlantique n'est pas, en soi, un exploit, cette "Transquadra" sera le moyen de nous mesurer à d'autres équipages et de faire vivre ces moments à nos jeunes amis.
La peur n'évite pas le danger, la préparation physique et mentale, la qualité de construction et  la préparation minutieuse du bateau,  les équipements de sécurité, l'expérience de la mer, sont bien sûr des éléments rassurants. Mais, nous le savons,  la Mer peut réserver de mauvaises surprises, et, bien que nous ne soyons pas novices, nous ne pouvons pas prétendre  en connaître tous les pièges, ce qui nous commande de rester humbles.
Avoir peur n'est  donc pas à exclure, mais faut t'il du courage pour traverser l'Atlantique ?
Notre seconde participation à cette épreuve, comportera sûrement son lot d'inconnu et de possibles frayeurs. Mais, l'envie de nous dépasser et surtout le fait "d'embarquer" nos  jeunes amis dans notre aventure est une source intarissable de courage.
Réaliser un  rêve d'enfant, en faire une magnifique aventure, la mettre à la portée d'enfants en espérant les faire rêver à leur tour, est toute notre ambition.
Momo et Pompon.

lundi 20 juin 2011

Chronique N°5 - Ce voilier "marche" bien !

Chères lectrices, chers lecteurs,
Sans doute avez-vous déjà entendu affirmer par un connaisseur : «Ce voilier marche bien», il parlait bien sûr de votre bateau préféré BATIDA.
Mais alors comment fait-il ?
Marche-t-il tout seul ? Peut-être vous demandez-vous : "a-t’il a des jambes" ? Comme nous le suggère la comptine de notre enfance "Maman les petits bateaux". Mais, au risque de vous décevoir, la première énergie, l'énergie indispensable au voilier, c'est le vent qui le propulse soit en le poussant, soit en le tractant. Nous en reparlerons, si vous le souhaitez.
Quelle énergie ! Et quelles énergies ?
Nous le savons ce bateau va se déplacer grâce au vent, mais encore faut-il être en mesure de le diriger pour ne pas se laisser porter à son seul gré. Pour cela, au-delà de la connaissance des mers et de l'expérience de nos deux marins, Batida dispose d'équipements sophistiqués devenus indispensables pour relever le défi.
L'aide à la navigation
Pour répondre à votre légitime curiosité, nous vous proposons de visiter la cabine du navire. L’échelle de descente franchie, notre regard est attiré par un espace couvert de cadrans, d'écrans d’appareils électroniques, de calculateurs, de mystérieuses machines de hautes technologies. Il ne s’agit pas du tableau de bord d’un AIRBUS fabriqué à Nantes et Saint-Nazaire, mais de la table à carte. Ce terme vient de l’ancienne marine (c'est-à-dire il y a plus de 30 ans) quand il n’existait que les cartes dessinées sur du papier. Les marins utilisaient ces documents qui représentent la mer et tous les dangers terrestres qui l’accompagnent et qui se nomment : récifs, iles, côtes, sans oublier les hauts-fonds. Encore un drôle de mot qui désigne à la fois l’altitude et la profondeur ! Ces hauts-fonds, faits de roches, redoutés par les coques des navires et qui ont provoqué bien des naufrages.
Revenons à ces appareils modernes qui vont aider à naviguer avec précision et en sécurité. A quoi servent ils ? Les aides sont très nombreuses, nous pouvons en donner une liste partielle. Grace à ces instruments électroniques et mécaniques nous connaissons entre autres : la vitesse et la direction du vent et du bateau, la température de l’air et de l’eau, la hauteur d’eau sous le navire. Les ordinateurs du bord calculent avec l’aide des satellites la position exacte du bateau sur le globe. Ces machines électroniques peuvent recevoir par téléphone les bulletins météorologiques, ils peuvent aussi positionner sur un écran les bateaux qui croisent dangereusement la route de BATIDA. N'oublions pas le pilote automatique capable de tenir la barre et de diriger le voilier et la radio qui permet de communiquer avec les autres concurrents.
 Les photos qui suivent vous permettront de mieux visualiser ces équipements et de les situer dans le bateau.
Les écrans de commande de la centrale NKE.


Le poste de barre

La table à cartes

Ces équipements sont voraces en énergie, on les dit : "Énergivores".
Oui, tous ces appareils électroniques consomment de l’énergie. Cette énergie, le plus souvent électrique, est extraite de sources diverses :
Le vent propulse le voilier, en avançant dans la mer le bateau fait tourner l’hélice d’un appareil immergé à l’arrière, lequel fabrique de l’électricité (hydrogénérateur Watt and Sea). Pour simplifier, on peut dire que c’est un petit « moulin à eau de mer ! »
Le soleil réchauffe et éclaire l’équipage et il fournit aussi de l’électricité. Sur le pont du voilier sont disposés des panneaux « photovoltaïques » qui transforment les rayons lumineux en électricité.
Les spécialistes appellent le vent et le soleil : les énergies douces. Pourtant, croyez-moi, le vent soufflant en tempête est dur à supporter autant que l’astre solaire qui est capable de "frapper" en provoquant de douloureux « coups de soleil ». D’autres les nomment "Énergies alternatives", notons que selon qu’il y a ou non du vent ou du soleil, elles fournissent ou pas, cette énergie recherchée !
Néanmoins les avantages du vent et du soleil sont évidents : ils ne polluent pas et préservent notre Planète Terre pour les générations à venir. Enfin ils sont inépuisables, aussi loin que notre imagination nous porte.
D’autres sources d’énergie sont utilisées à bord : le gaz et le pétrole (ici du gas-oil) ces énergies sont dites "fossiles" (c'est-à-dire extraites du sol). Le gaz alimente la cuisinière pour préparer les repas, le second alimente le moteur qui peut produire lui aussi  de l’électricité.
Les marins savent que l’énergie est précieuse et qu’il ne faut pas la gaspiller. Les préoccupations écologiques de l’équipage s’observent encore dans la gestion des déchets qui seront rapportés à terre aux escales.
L'énergie de Pompon et de Momo alimente leur détermination, ils sont déjà «gonflés à bloc » !
Mais vous savez bien, chères lectrices et chers lecteurs que la plus précieuse des énergies est celle que vous émettez pour soutenir le projet de Momo et Pompon : courir en votre nom la Transquadra.
Écrivez leurs, faites partager vos impressions, vos observations, apportez vos encouragements, posez questions, en suivant le cheminement indiqué à gauche de cette lettre.

A bientôt.
Ber et Ber
(N.B. Quand vous déposez un message "devenir membre" ne vous engage aucunement, cette procédure simplifie votre accès au dépôt de commentaire dès le second message et nous permet de personnaliser la réponse. La procédure "Anonyme" autorise aussi le dépôt de commentaire, elle est seulement moins rapide, notamment si vous déposez plusieurs messages).

vendredi 17 juin 2011

Actualités n°1

Avant d'être hissé à sec sur le quai du port de la Noëveillard à Pornic, "Batida" accompagné du voilier "Ungava" a effectué une sortie en mer. A cette occasion le projet Horizon-Voiles a été détaillé afin de mieux l'expliquer aux mécènes présents ce jour là.


Aujourd'hui "Batida" est au sec, sa carène (partie de la coque toujours sous l'eau) est l'objet de soins attentifs : nettoyage, ponçage et peinture neuve anti-salissures (algues et autres organismes aquatiques).
Vos dessins seront très prochainement collés sur sa coque.


Nous vous donnons rendez-vous dès lundi 20 juin pour découvrir la cinquième chronique de Ber & Ber.

Et n'oubliez pas ! Le départ de la "Transquadra" sera donné à Saint-Nazaire le 10 juillet prochain.

lundi 23 mai 2011

Chronique n°4 - Partie 1 - Visite du chantier Beneteau de La Bégaudière.

Cap sur la Vendée pour visiter le Chantier BENETEAU.
Le coursier Batida (First 40.7) sur lequel Pompon et Momo traverseront l’Océan est sorti du fameux Chantier Bénéteau en 2002. Chantier que nous avons visité sous la conduite de deux cadres de l’entreprise, qui ont consacrés plusieurs heures pour nous recevoir. Les visiteurs chanceux ont pour noms : Chloé la jeune marraine de Batida et son Papa, Amine, un grand garçon venu avec sa Maman, plus quelques accompagnateurs qui se sont joints au groupe. Les visiteurs ont écouté avec attention un brillant exposé sur les activités nombreuses du Groupe Bénéteau et ont ensuite découvert la complexité de la construction de voiliers ou vedettes dans le site de La Bégaudière. Toutes les phases d’assemblage furent détaillées jusqu’au fameux test de la piscine, auquel est soumis tout bateau fabriqué ici. Les photos prises ce jour là, témoignent du bonheur de tous les participants en général et Chloé et Amine qui ont, par leurs sourires, exprimé leur reconnaissance à la généreuse entreprise invitante.


Alors le bateau sera-t-il prêt ?
Nous sommes dans les dernières semaines avant le grand jour : le 10 juillet 2011. Le bateau sera-t-il prêt ? Vous le saurez chères lectrices, chers lecteurs en lisant les lettres à venir…
Ber & Ber

Chronique n°4 - Partie 2 - Exemples d'obligations à satisfaire avant le départ.

Le coefficient de Batida.
Les bateaux inscrits à la Transquadra espèrent tous un bon classement. Comment faire pour que des voiliers si différents luttent à armes égales ? les petits peuvent-ils vaincre les grands ? Pour tenter d’équilibrer les chances, il est procédé au mesurage des caractéristiques du navire (coque, gréement et voiles). Vous voyez par exemple, sur la photo jointe, l’opération minutieuse du relevé des cotes de la grand' voile. Ces mesures déterminent un coefficient qui est utilisé dans une formule mathématique mystérieuse et savante inventée par nos amis anglais ! Cette formule "magique" donne le classement à l’arrivée. Vous suivez ? Non ?  Mais faites nous confiance, ce système réputé équitable, a un avantage incontestable : il favorise des discussions animées et sans fin entre compétiteurs.

La sécurité des équipages.
Reprenant une maxime bien connue des sportifs : « pour gagner, il faut commencer par arriver ». Nos deux équipiers, pourtant dotés d’un solide sens marin, composé comme on le sait de 50% de bon sens et de 50% d’expérience, ont sagement décidé de participer au stage obligatoire de Sécurité et Survie en Mer selon les prescriptions internationales. Ce stage s’est déroulé dans la splendide École Nationale de Voile de Quiberon, il a été l’occasion de réviser les procédures utiles pour éviter une « fortune de mer » (encore un drôle de mot pour parler de ce que les terriens nommeraient plutôt une infortune). Et le clou de ces deux journées studieuses fut le test en situation, non pas sur l’eau, mais dans l’eau ! Il y eu le tir de fusées éclairantes, le lancer de fumigènes, la percussion et le gonflage automatique du radeau de sauvetage et la natation dans les chaudes, mais encombrantes, combinaisons de survie. En admirant sur les photos nos deux « Casimir » oranges et barbotants, (jointes en fin de rubrique),  notre très consciencieuse Présidente, a décidé de participer, à la prochaine session de ce stage : bravo Isabelle.


dimanche 17 avril 2011

Chronique n°3 - OOOOH, LE BEAU BATEAU !

Chères lectrices, chers lecteurs,
Vous connaissez le parcours et les deux marins (je vous propose un dessin en fin de cette lettre pour reconnaître Pompon de Momo!). Très justement vous êtes curieux de découvrir le bateau qu’ils utiliseront pour réaliser leur rêve.
Quel sera leur bateau ?
Un bateau à voile ! N’est-ce-pas étrange ? Le voyage serait plus rapide en bateau à moteur, remarquent à juste titre les plus logiques d’entre vous. Nous ne pouvons pas vous donner tort, ni raison d’ailleurs ! Le règlement l’impose (ou les instructions de course) : la "Transquadra" est une course à la voile. Mais ils ne s'en plaindront pas, en effet, contrairement à d’autres compétiteurs, encore plus "fous" qu’eux, ils ne le feront pas à l’aviron.
Reconnaissons ensemble, que traverser l'Atlantique grâce à la force du vent, c’est moins rapide que la propulsion motorisée, mais c’est tellement plus poétique.
Sera-t-il grand et beau ?
«Batida» c’est son nom, est un monocoque gréé en sloop une seule coque et deux voiles triangulaires. Construit par le chantier vendéen Bénéteau, mondialement reconnu pour les qualités nautiques de ses produits, «Batida» est du type First 40.7 (il mesure 40 pieds anglais soit 12 mètres de long). Son mât culmine à plus de 18 mètres et sa quille descend à 2,40 mètres sous la surface de l’eau. Bref il est splendide. Et avantage supplémentaire, «Batida» connait le chemin car il a déjà traversé l’Atlantique dans les deux sens, il y a quelque temps.
Pourquoi tant de mots bizarres chez les marins ?
Vous trouverez en fin de lettre, deux dessins décrivant et nommant les pièces constitutives de ce drôle d’engin qu’est le voilier. Ce vocabulaire donne de la précision aux échanges verbaux des membres d’équipage. Ce qui peut paraître comme un charabia compliqué réservé aux initiés, est en réalité un lexique utile, indispensable même, à la bonne marche du navire et à la sécurité de ceux qu’il transporte. Les mots de la mer peuvent venir d’Europe (Hollande, Espagne, Portugal, Angleterre…),des Amériques du nord et du sud, d’Asie (Chine, Japon, Corée, Inde, Indonésie…),d’Afrique du nord , d’Arabie, et de plus loin encore. Par exemple, nous avons utilisé le mot "sloop" (anglais) pour définir le type de gréement de «Batida», ce mot est issu du néerlandais "sloep", il est en fait une déformation de "chaloupe".
Savez-vous que le mot "Amiral" nous vient d’Arabie ? Il est venu jusqu’à nous en passant par Venise, la puissante cité marchande, premier port de Méditerranée au XIVème siècle. Ce mot "Amiral" est aussi cousin du mot "Émir". Ou bien encore, savez-vous que les « Yamanas », indiens marins et nomades de la Terre de Feu (aujourd’hui disparus) avaient plus d’une douzaine mots pour nommer la mer (selon son état) mais ils n’en avaient aucun pour parler de la «propriété» qu’ils ignoraient.
Les marins expriment de façon adaptée, la perception qu’ils ont ou avaient du monde fantastique qu’ils côtoient. Et les mots qu’ils façonnent forment un univers merveilleux à découvrir.


Comme promis, en début de chronique, vous trouverez dans le dessin qui suit les éléments suffisants et nécessaires à la reconnaissance de Momo et Pompon.
A bientôt.
BER &BER

Présentation de "Batida"