lundi 28 mai 2012

Bulletin du 26 mai 2012


Chères lectrices, chers lecteurs,
Vous n'allez pas nous croire,
Mais nous vivons une aventure extraordinaire à de très nombreuses occasions, tenez 
par exemple :
Le grand lever du Roi Soleil.
Ce matin à la fin du quart de nuit, devant nous l'horizon et toute la voute céleste 
(vous vous souvenez , "Céleste" c'est le prénom de la belle éléphante que Babar épouse) 
s'éclaire doucement. Vous dites dans votre tête, "nous aussi on voit le soleil se lever". 
Oui, c''est vrai mais pas sur la mer! et puis si vous nous interrompez à chaque fois, 
nous ne pourrons pas finir notre histoire! En nous retournant (alors que le soleil était 
encore sous l'horizon), nous avons vu le ciel à l'ouest derrière nous, déjà de couleur 
rouge-pourpre avec de jolis petits nuages bien blancs bien dessinés. C'est un grand artiste
qui a dû peindre cette toile. Incroyable, non ?
"Marche tout droit"
Nous sommes bien tristes quelquefois ! Si, si, si ! En pensant à nos compères Gégé et Mimi 
qui ne savent pas ce qu'est aller droit au but, poussé par un vent bienveillant. Alors qu'eux 
voulaient absolument avancer penchés en tirant des bords au près serré !  
Il est juste de souligner qu'eux sont de grands sportifs qui trouvent leur bonheur dans l'effort. 
Bravo Mimi et Gégé. Vous aussi, vous êtes incroyables.
Le feuilleton météo.
Tous les jours, et qu'ils en soient remerciés, nous recevons des messages attendus avec 
impatience par l'équipage qui se réunit en séance solennelle pour les déchiffrer. 
Ce sont Jean-Marc et Aurélie qui nous communiquent les fameux fichiers "Grib"
avec leurs précieux commentaires. Qu'est ce que c'est ? Et bien ce sont des cartes qui 
indiquent les évolutions prévues du vent en force et en direction.  Chez vous à terre la Miss 
Météo de Canal+ est attendue par les téléspectateurs, et bien, sur Batida notre Miss Météo 
s'appelle Miss Aurélie. Elle est incroyable elle aussi.
C'est pas possible !
Et bien si. Ce matin tôt (il est rare d'écrire ce matin tard), donc ce matin tôt, nous avons 
entendu un souffle... ah! oh! ...une... ba-ba... une baleine ! où ça? là! Mine de rien, une petite 
baleine (petite de 12 à 15 mètres le long !) de couleur gris-bleu-très-foncé, passe à 10 mètres 
sur l'arrière tribord de Batida. Nous reverrons son dos deux fois et son souffle trois fois avant 
qu'elle ne "sonde" (plonge). Elle est juste venu nous voir, la curieuse. Et en ce moment elle 
doit raconter à ses amies baleines que ce matin tôt, elle a vu ... un ba-ba, un ba-ba, un bateau ! 
Incroyable !
Alors maintenant, chers lectrices et chers lecteurs vous nous croyez ?
MOISABER.
à bord de Batida le 26 mai 2012.
43°24 nord/ 16°30 ouest.

vendredi 25 mai 2012

Batida : Bulletin du 25 mai 2012


Chères lectrices et chers lecteurs,

C'était l'autre jour,
Et il faisait déjà nuit ! (ça commence bien!). Nous nous enfoncions dans la 
pénombre qui est d'ailleurs moins forte lorsque l'on pense à enlever ses lunettes 
de soleil, c'est "tout bête" mais encore faut-il y penser.
L'ombre des îles, les lumières des ports et des phares s'estompent à l'horizon. 
Il est nécessaire que chaque coéquipier rentre dans son rôle de navigateur 
au grand large. Et ça, c'est du sérieux.

Le royaume des sens,
Pour apprécier et goûter tous les plaisirs de la navigation nocturne (ou nav' de 
nuit) il convient de mettre en alerte tout ce qui nous permet de communiquer 
avec "Dame Nature". Prenons par exemple, "le toucher": c'est la sensation de 
fraîcheur qui atteint le crâne dégarni de celui qui a omis de mettre son bonnet. 
"Le goût", c'est la douceur de l'eau de pluie reçue au passage d'un grain et il y 
en a en nombre, car nous suivons une "grosse dep" (dépression très creuse, cf 
la rubrique météo).
Et "l'odorat" c'est celui qui reconnait l'odeur de la terre à l'approche d'une côte.

Ouvrez l'œil et les oreilles,
Quelle drôle d'expression "ouvrez l'œil" et le bon ! Alors qu'il est beaucoup 
plus commode de se servir des deux ! Il est exact que les pirates, les vrais, ont 
un bandeau sur un œil. Et ceci explique peut-être cela. 
Et "ouvrez les oreilles", merci du conseil, nous n'avons pas l'habitude de les 
fermer la nuit ? Comme le font certaines plantes dès la nuit tombée.

Qu'avez-vous vu ?
Nous avons eu le bonheur, toujours renouvelé, d'être escortés par une escadre, 
un banc, une compagnie de joyeux farceurs et gracieux danseurs de farandole. 
Vous les avez reconnus vous aussi, une dizaine de dauphins ou peut être plus, 
qui nous offrent un spectacle plein de grâce, d'émotion et aussi d'excitation. 
Ce sont d'abord des petits dauphins que les français nomment "Tursiops", ils 
sont  de couleur gris ardoise. Nos amis anglais (en temps de paix on spécifie
"amis"), nomment cette espèce : "Bottlenose dolphin", car son nez est pointu en 
forme de bouteille ! Le lendemain, au jour, se seront des "dauphins communs" 
aux flancs et ventres jaunes et blancs. Pourquoi dire "commun" alors que 
chacune de leurs visites nous paraît extraordinaire ? 
Certains diront que c'étaient peut être des requins ????  
Non, non et non ! Les mammifères marins (baleines, dauphins...) ont les nageoires 
caudales (les queues) horizontales, alors que celles des requins sont verticales.

Qu'avez-vous entendu ?
Cette nuit était bien noire et la coque de Batida traçait son sillon avec un 
doux chuintement. Et puis tout à coup un léger bruit de torpille avec des 
formes bondissantes hors de la surface de l'eau au travers l'écume blanche. 
Ce sont nos amis dauphins qui nous offrent un spectacle son et lumière.

Venez, Venez sur le pont !!!
Il fait jour et la vigie nous avertit de la visite de nos camarades, aussi nous 
arrêtons notre journal pour aller admirer cette superbe nature.

"Cétacé" pour aujourd'hui, à bientôt,

BERISAMO
A bord de BATIDA le 25 mai.
42°20 nord / 19°58 ouest.

jeudi 24 mai 2012

Batida : Bulletin du 24/05/2012


Chères lectrices , chers lecteurs,
 
De l'Est vers l'Ouest.
 
En quittant "l'Archipelago dos Açores", nous avons admiré le même paysage qu'en 
arrivant à un détail près : cette fois, il fallait se retourner au lieu de regarder devant! 
Mais dans les deux cas, les îles se distinguent à contre-jour puisque Batida est
arrivé le matin face au soleil levant et est reparti le soir, le dos au soleil couchant. 
Ils y en a qui ne suivent pas ! Gare au contrôle des connaissances qui suivra !
 
Parlez-nous de Faial.
 
Les îles de l'archipel sont d'origine volcanique, elles émergent de fonds marins depuis 
2 à 3000 mètres . Nous distinguons même les profils de cratères secondaires à flanc de 
montagne. Il y a quelques dizaines d'années une éruption a augmenté en quelques 
jours la surface de l'île de plusieurs hectares et aujourd'hui, on peut constater qu'il y a 
un phare à plusieurs centaines de mètres à l'intérieur des terres . Et d'après les 
habitants, ce n'est pas le phare qui a bougé mais la côte !
 
A quoi ça ressemble ?
 
Eh bien, se sont des îles assez montagneuses, mais sans neige, très vertes où 
poussent par exemple, de magnifiques hortensias bleus, des palmiers, et des 
ananas succulents. Les maisons sont construites avec de la pierre volcanique de
couleur noire, recouverte d'enduits de façade de couleur blanche. 
Le port d'Horta a connu une activité soutenue à travers les siècles. Escale Portugaise 
pour la découverte de l'Afrique et plus tard de l'Océan Indien, via le cap de Bonne 
Espérance.
Puis ce fut la chasse à la baleine pratiquée surtout par les américains. Plus 
tard encore l'Ile de Faial fut un centre stratégique de première importance, car ici 
convergeaient les câbles téléphoniques sous-marins qui reliaient les Amériques du
Nord et du Sud à l'Europe et à l'Afrique. Aujourd'hui, l'importance stratégique reste 
d'actualité et les iliens reçoivent avec gentillesse et intérêt les touristes marins ou aériens.
 
Oui mais, à quoi ça ressemble ?
 
Bon, si vous voulez une comparaison : imaginez les montagnes du Massif Central 
Français avec de l'eau salée dans les vallées pour que Batida puisse y naviguer! 
Ah oui ! J'ai oublié de le préciser : ici on parle Portugais et non pas l'Auvergnat !
"That's all the difference" comme dirait Piteur !
 
Bon, l'odeur du Curry de Porc mijoté par "Dame Isa", alerte notre instinct de 
survie et stoppe cette rubrique.
Nous vous raconterons la suite dès que possible.
 
Une pensée amicale pour vous tous et… A taaaaable...!
 
MOBERISA.
Le 24 mer en mai (oh là là , ça roule!)
41°01 nord / 23°07 sud.


Chronique n° 19 : Horta


Chers lectrices, chers lecteurs,
 
"ET GLOU ET GLOU ET GLOU, il fait le plein comme les z'au-autres, Batida est bien 
des nô-ôtres!"
 
Eh oui, 131,92  litres de Gasoil, ont rempli le réservoir du voilier. Mais, pourquoi tant 
de pétrole ? C'est pour faire tourner le moteur qui fait tourner l'alternateur, qui produit du 
courant, qui alimente les machines qui en consomment comme le frigo, le pilote automatique, 
l'ordinateur, les appareils de mesure, la radio et la transmission par satellite de ce journal. 
Vous voyez, c'est pas compliqué à expliquer!
 
COMME DES BALEINES.
 
Nous avons profité du temps libre, les matelot appellent ça une "perm" (permission) pour aller 
visiter une ancienne usine de traitement des baleines. Et cela mérite quelques explications. 
Les baleines ne se mettent pas en boite comme les sardines!


Nous avons vu les splendides canots armés de six rameurs chacun et alertés par un veilleur 
à terre. Ils poursuivent le cachalot pour le harponner et le remorquer ensuite jusqu'à l'usine de
traitement où l'on récupère la graisse (pour faire l'huile), la chair et le squelette (pour faire de 
la farine) et les dents (qui seront gravées en guise de souvenir) ou les fanons (qui feront des 
baleines de parapluie). Dans la baleine, c'est comme dans l'cochon tout est bon !
Heureusement aujourd'hui, la chasse à la baleine n'est plus pratiquée. Au contraire, les baleines
sont protégées et il est très émouvant maintenant de pouvoir les observer de près.


Gravure représentant la chasse à la baleine
 
Chez PITEUR, prononciation "à la française"de Peter in English.



 
En rentrant nous passons par hasard devant le "Café Sport" et donc entrons chez Piteur.Et là, le spectacle est plutôt surprenant ! Nous reconnaissons beaucoup de personnages 
historiques que nous avions, par le passé côtoyés dans nos lectures ou dans nos rêves : 
nous avons cru, non nous en sommes certains d'avoir croisé des visages, des figures, des 
"gueules", des silhouettes, des profils, des personnages bien trempés d'eau salée. 
Il y avait là discutant, bavardant, chantant, échangeant, criant, jacassant, braillant, ou 
même buvant, sirotant, dégustant , il y avait Moitessier, Tabarly, Drake, Magellan, 
Éric Le Rouge, Vasco de Gama et même un homme vêtu d'une peau de bête qu'une 
chèvre restée sur le pas de la porte appelait doucement en  disant : "Robinson...Robinson...
Robinson...".
Cette taverne est magnifique avec les murs et le plafond décorés de centaines de pavillons, 
flammes, guidons, et autres tissus multicolores qui participent au langage des navires.
 

ON VA LOUPER LA MAREE.
 
C'est l'heure (la demie), nous démarrons, nous sommes le 22 mai en fin d'après midi. Le quai 
s'éloigne et à contre jour, nous distinguons tous nos amis lecteurs qui agitent leurs chapeaux, 
leurs mains, leurs bras, pour nous dire à bientôt.



 
IZAMOBER sur l'Océan, le 23 mai 2012

lundi 21 mai 2012

Batida : bulletin du 21 mai 2012


LE SALUT DE BATIDA.
Salut chères lectrices et salut chers lecteurs.
 
Salut Momo ! C'était il y a 48 heures, à l'arrivée de BATIDA au port de Horta (île 
de Faial, Archipel des Açores).
Il faut toujours être très poli avec "Captain' Momo" (à ne pas confondre avec son 
illustre aïeul, le Capitaine Némo du Nautilus dont nous parle si bien le nantais Jules 
Vernes). Aussi je "rectifie la position" en relevant légèrement le menton et en
portant ma main droite, paume bien ouverte, à la hauteur de la tempe ("salut à la 
française"). C'est un signe de politesse qui parait-il remonte à fort longtemps. 
Ainsi le nouveau venu, en montrant la paume de sa main vide, indiquait clairement 
qu'il n'avait pas d'arme et n'avait aucune intention belliqueuse. Momo me 
répond d'un tonique "Salut Ber". Et cela me fait bien plaisir.

Salut Isa!
Là, en plus de la politesse d'usage, il faut renforcer la dose de respect (juste 
un peu, pas trop, comme vous allez le constater). En cette circonstance, je porte ma 
main saluante, à hauteur de la tempe et la positionne "à l'anglaise" (comme dans les 
films américains!). 
Permettez moi un peu d'histoire pour vous illustrer la différence : C'est en 1587 que le 
fameux marin anglais Drake (moitié pirate, moitié amiral) commande à ses rudes 
matelots et officiers de saluer avec déférence la Reine Elisabeth qui va venir inspecter 
l'escadre victorieuse des espagnols. Quelques temps auparavant, il va inventer "le
salut à l'anglaise" toujours en vigueur en Grande Bretagne et adopté par de 
nombreux pays. Drake commande à ses subordonnés de porter avec déférence, "la main 
en visière" pour ne pas porter de regard irrespectueux sur "la beauté étincelante" de la
Souveraine. Cela a beaucoup plu à la Reine et à Isa!

Salut mon Gégé, salut mon Mimi!
Cette façon vous semble très familière et vous avez raison. Mais entre matelots 
nous nous permettons d'exprimer notre amitié avec simplicité et sensibilité.
Hier mon Gégé et mon Mimi également bronzés, se sont envolés vers leurs familles et 
leurs obligations professionnelles. 
Ils ont pris soin de m'expliquer qu'à deux ils ont réalisé 2/3 du trajet et que seul je les 
remplace sur le dernier 1/3 ! Quelle merveilleuse et imparable logique, n'est-ce-pas!

Hier , nous avons acheté le ravitaillement (dont 80 litres d'eau) et avons tout 
casé dans la "cambuse" (garde-manger). Cela nous a occupé durant près de 5 heures !
Aujourd'hui, il y a inspection du mât et du gréement et aussi rangement du mouillage 
(la chaîne et l'ancre) au fond du bateau, vérification des drisses et écoutes (vous tous 
qui fréquentez ce blog Horizon-Voiles, comprenez maintenant ces termes techniques).
Ici à Horta, nous avons retrouvé la fresque peinte par Batida en 2008 sur la jetée du port 
comme cela est la coutume. C'est très amusant de découvrir ces tableaux vivants qui 
attestent du passage de bateaux venus du monde entier. Ici, on parle toutes les langues, 
dont la langue des signes de la main et des sourires.

Encore une formalité obligatoire, nous allons faire "une visite de courtoisie" dans "LE" café,
célèbre dans le monde entier. L'enseigne placée au dessus de son entrée porte le nom de 
CAFE SPORT, mais tout le monde dit : CHEZ PETER (prononcez ché-piteur).



Dehors, il y a du vent dont la vitesse doit encore augmenter cette nuit, aussi nous avons 
sagement décidé, en concertation avec la Mère Théo, de reporter notre départ à demain.

Bon allez : SALUT !


 
Momo, Isa et Ber (l'un des deux).
Depuis Horta le lundi 21 juin 2012.
 
Nous profitons de cet espace pour saluer Cathy et Laura dont les encouragements viennent 
de nous parvenir.
 
Bonjour Cathy, 
Nous prenons toujours plaisir à lire vos messages et le salut de la petite Laura nous réchauffe 
le cœur. 
Nous aussi nous pensons bien à elle et à tous les enfants dont vous vous occupez si bien.
Merci d'avance si vous trouvez le temps de nous écrire lorsque nous serons en mer. 

Nous quittons Horta demain.
A bientôt, par la magie des satellites.
Zabermo.

dimanche 20 mai 2012

Batida : Bulletin du 20 mai 2012


Bonjour amis "bloggeurs",

Après plusieurs jours passés à manœuvrer, Batida et son équipage ont touché terre. 
Batida est, depuis hier, amarré dans le port de Horta, sur l'île de Faial, l'une des îles de 
l'Archipel des Açores (territoire portugais) située à environ 1500 km à l'Ouest de 
Lisbonne (Capitale du Portugal).

Vous qui avez suivi le parcours du bateau, grâce à la balise embarquée à bord, avez 
pu vérifier qu'en mer la route la plus courte n'est pas toujours possible à emprunter.
En effet, les derniers jours du périple ont été mouvementés, la route directe vers Horta 
menait tout droit dans une dépression très active. Pas question de l'affronter, il fallait la 
contourner deux options possibles : Nord ou Sud, la route "Sud" fut privilégiée le 11 mai. 
S'ensuivit une navigation "au près" impliquant des changements de caps et des virements 
de bord. Dans ces conditions, le silence de nos marins peut se comprendre.

Toutefois, ne nous avaient-ils pas dit précédemment qu'ils s'ennuyaient devant la mollesse 
d'Éole ? A tel point qu'ils avaient le temps de nous proposer des "Quizz".
J'en rajoute peut-être un peu ! Car aucun d'eux ne s'est plaint et l'essentiel c'est qu'ils soient 
arrivés à bon port.

BERtrand (de BER & BER), arrivé le samedi matin à Horta, a pris les photos de l'entrée 
au port de Batida, puis, le temps de saisir les amarres, ce furent les retrouvailles avec 
l'équipage.
La séparation de BER & BER n'est pas une mauvaise nouvelle, l'arrivée de Bertrand notre 
scribe dessinateur et photographe nous promet un beau carnet de voyage, ainsi que de belles 
chroniques sur la vie à bord.
L'équipage de Batida va changer pour la seconde partie du voyage, Gégé et Mickaël rejoignent 
notre belle Loire-Atlantique par avion. Ils nous rapportent une clé USB chargée de photos 
de la première partie du voyage.
Bertrand prend place à bord : GéMiMoZa devient MoBerZa ou ZaBerMo et pourquoi pas 
MoZaBer ou BerZaMo…

Oublier un temps les quarts, passer une nuit (ou deux) au calme, prendre de bonnes vraies 
douches, ça vous requinque ! Cette escale permettra aussi d'effectuer quelques menues 
réparations, de compléter l'avitaillement, de faire les pleins en eau et en carburant, d'acheter 
des boules auriculaires, arrivée de Bertrand oblige ! (le fabricant leader de ce marché ne faisant 
pas partie de nos mécènes, nous ne le citerons pas ; mais Qui est-ce ?).

Une perturbation est en cours, mais elle devrait être passée d'ici l'appareillage prévu mardi 
prochain. Nous vous tiendrons informés.

BER en mer et BER à terre se relayeront pour vous faire vivre cette nouvelle aventure.
La collaboration à distance commence fort, jugez plutôt, au lieu de me réconforter, Bertrand 
me dit : « le fait qu'un "ber" reste à terre n'a rien d'anormal », savez-vous pourquoi il me dit 
ça ???

A bientôt pour les préparatifs et le départ.

BER sans BER. 

lundi 14 mai 2012

Batida : bulletin du 14 mai 2012

Hello z'à toutes z'é tous, 

Déjà trois dimanches que nous avons quitté le port du Marin ... Eh, oui
cette prise de conscience chers z'ami(e)s, appelle cette petite rubrique.
En effet, connaissez-vous beaucoup d'activités, dans notre monde minuté
où tout est compté, calculé, où vous acceptez de partir sans savoir quand
vous allez revenir dans 15, 17, 20 jours,… ???
Où vous ne savez pas quand vous allez dormir, une nuit à 1 heure du
matin, la suivante à 4 heures, celle d'après c'est à vous d'être sur le
pont dès 5 heures !!!
Où vos repas vont être conditionnés par la météo ... Eh, oui, terriens,
imaginez composer les repas en fonction de la force du vent et de votre
capacité à rester attaché à votre gazinière pendant toute la préparation de
vos mets.
Où vous avez à votre disposition 1,5 litre d'eau tous les 3 jours pour
votre douche (rassurez-vous, l'odeur est tout à fait supportable à bord !).
Tout cela, c'est la vie du marin-plaisancier et nous vous le disons, cela
demande une forte dose d'adaptation, oui, oui ! Que nous avons et
revendiquons !

Bon courage pour demain pour vous toutes et tous,
GéMiMoZa par 31'08 N et 36'59 W