mercredi 1 février 2012

Bulletin du 1er février

Bonjour les amis, petits et grands,

Nous avons passé une nuit calme, le vent nous avait un peu abandonnés,
puis il est revenu vers les 4 heures du matin, toujours au portant.
Il semblerait que nous arrivions, Madame la Présidente, aux portes de
l'alizé. Le fichier météo nous l'annonce comme tel !!!

La température monte autant chez nous, qu'elle baisse chez vous.
Nous avons ce matin 25° et l'eau a atteint les 23°. Le vent bien établi à
15 nœuds, nous permet d'avancer entre 7 et 8 nœuds.

La mer est un peu formée, ce qui rend les déplacements "rock and roll",
c'est épatant pour faire la cuisine ou s'habiller, il faut s'accrocher et tout
tenir en même temps, sachant que nous n'avons que deux bras, ce n'est pas
facile, facile !!!
Si nous avions su, nous aurions fait une école de jonglerie !

Bises du Batida's Band
qui se situe 27°17 702 N 26°27 831 W 
TEMPERATURE EAU: 23.3° - TEMPERATURE EXTERIEURE : 26.5°

Réponse à Chloé, marraine de Batida

Bonjour Chloé,
 
Le parcours se passe bien jusqu'à maintenant, le vent devrait monter un peu dans les jours 
à venir, la température, elle aussi, va monter c'est "good" ! Nous avons déjà 24°.
Pour notre position, eh bien, ce n'est pas facile, car nous n'avons pas le bateau idéal pour la 
course des alizés.
 
Tu te doutes bien que nous étions un peu au courant de ta venue en Martinique, cela nous 
fait très plaisir d'accueillir la marraine de Batida aux Antilles, nous ferons de notre mieux pour 
te faire découvrir Madinina, l'île aux fleurs, ainsi que ses belles plages. 
Pour la suite, tu verras par toi-même, nous espérons ne pas être arrivés avant toi, pour que 
tu puisses voir Batida couper la ligne.
 
Continues à nous écrire, ainsi que nos amis du CHU. C'est sympa, votre courrier 
nous réchauffe le cœur en plein milieu de cet Océan dont nous ne voyons pas les 
limites, pourvu que la Terre soit ronde ? cf. Galilée.
 
A bientôt Momo Pompon  à bord du Batida par la position 27° 26. 000 NORD 
26° 01. 155 WEST

Réponse aux messages d'Agnès et Keren


Bonjour Agnès et Keren,



Tout d'abord merci pour ces messages qui nous font très plaisir, qui nous permettent de rester en contact et cela tombe bien, nous adorons les devinettes et autres jeux de mots. D'ailleurs, voici notre réponse à l'acrostiche de Keren : D A U P H I N, est telle bonne ?



Nous n'avions pas eu l'occasion d'en parler, mais lors du départ de la course, un grand nombre de dauphins tournaient autour des bateaux sur  la ligne, comme pour nous souhaiter bon vent , c'est toujours un superbe spectacle.



Nous sommes de tout cœur avec vous dans tous les services. Encore mille mercis de nous accompagner dans ce voyage.



Momo Pompon.




mardi 31 janvier 2012

Bulletin du 31 janvier


Bonjour à tous, 

La pluie nous a quittés en fin de matinée, laissant place à un bon soleil, bien agréable. 
A midi, le vent ayant tourné bizarrement nous avons mis notre code 5.



Code 5 ou foc-ballon

Nous étions "débridés bâbord amure" (vent de travers venant de la gauche) contrairement à ce qu'annonçaient les fichiers météo. Deux heures après, nous étions de nouveau sous spi, situation plus conforme aux dits fichiers.

Nous avons encore aperçu une ou deux voiles à l'horizon, mais l'océan est grand et les voiliers bien petits, la flotte est maintenant éparpillée.

La nuit est tombée, précédée d'un très beau coucher du soleil. La lune, présente à la nuit tombée, s'est aussi couchée. Comme il n'y a pas de lumières parasites le ciel est constellé d'étoiles et c'est fantastique de voir toutes ces petites lumières. C'est un spectacle magnifique, on ne se lasse pas de le regarder.

Momo Pompon.

lundi 30 janvier 2012

Chronique N°12 - Réponses à nos lecteurs


Chers lectrices, chers lecteurs,
Nous vous adressons nos remerciements, nous sommes reconnaissants car vous prenez le temps non seulement de nous lire, mais aussi de nous écrire. 
Et cela nous encourage, continuez !

Pourquoi les marins parlent-ils tant de l’Odyssée ?
C’est la question posée par l’un de vous. Nous ne savons pas répondre à cette question si difficile. Plus simplement ce chef-d’œuvre universel, par définition touche tous les humains que nous sommes : les terriens tout comme « ceux qui vont sur la mer ». Ce récit possède de très nombreuses portes d’entrée, chacun y trouve ce que son imagination lui permet. De nombreux spécialistes très savants ont disserté sur ce sujet et loin de nous l’idée d’en rajouter.
Plus simplement, vous constatez comme nous que le "monde grec" a marqué jusqu’à aujourd’hui notre civilisation occidentale. Prenons notre façon de décrire notre "monde d’eau salée", ainsi pour vanter les mérites de Pompon et Momo, nous les qualifions sans exagération d’homériques (digne d’Homère). Nous faisons aussi référence aux dieux de la mythologie grecque en mentionnant « l’Océan » (qui est le nom du fleuve qui entoure le monde grec ). Mais encore « Éole », le dieu gardien du vent, qui est toujours sollicité avec humilité par les navigateurs qui redoutent autant son indifférence (le calme) que sa colère (la tempête). Le Mont Parnasse et le Mont Olympe étaient, en ce temps là, des lieux de villégiature des dieux, alors qu’aujourd’hui leurs noms sont associés à une gare et une salle de spectacle de notre capitale ! Nous arrêterons là, car les références sont si nombreuses que les dictionnaires les répertoriant meublent les bibliothèques des érudits.

Récits mythologiques et voyages maritimes sont présents 
dans les créations des artistes de l'Antiquité.




Pompon, Momo et Ulysse.

Nos deux héros connaissent Ulysse. Si, si, si ! Ils ont tellement bourlingué qu’ils l’ont rencontré. Vous paraissez incrédules et bien voyez la suite. Cet hiver, pour parfaire leur entrainement en attendant la seconde étape, Pompon comme Momo ont parcouru « la mer du milieu des terres connues » : la Méditerranée.
Pompon, en convoyant un catamaran (bateau à deux coques) d’Athènes à l’Espagne, a longé les côtes du royaume d’Ulysse en contournant l’Ile d’Ithaque. Il parait même qu’il aurait entendu les chants des sirènes et aurait aperçu la promise d’Ulysse, la très belle Pénélope. Ce n’était peut être qu’un rêve, allez savoir !
Momo, en pilotant une fière vedette le long des côtes italiennes, a emprunté le détroit de Messine (oui, oui, celui de la chanson « allons-z- à Messine, pêcher la sardine … » ).Vous savez tous bien sûr, que ce passage sépare le bout de la botte italienne de la Sicile. Comme Ulysse, il a su parer les dangers situés là par Homère. Momo n’est pas, selon l’expression que vous utilisez si souvent, « tombé de Charybde en Scylla ». C'est-à-dire qu’il a évité le redoutable courant Charybde et le terrible rocher Scylla. Mais ce n’est pas fini, le rusé Momo est passé par le Canal de Corinthe (ce que n’avait pu faire Ulysse) pour rejoindre Byzance, non Constantinople, pardon Istanbul.
Après ce flot d'informations, si vous nous permettez de donner notre avis, consulter un atlas ne nous semblerait pas dénué d'intérêt.





Parlez-vous le "marin" ?
Une lectrice attentive nous demande d’expliquer les termes marins utilisés et cherche aussi à enrichir le vocabulaire nécessaire pour raconter ce qui ce passe en mer. En fait sans toujours le savoir nous utilisons tous les jours des mots qui viennent de la tradition maritime.
La narration d’une anecdote terrestre emprunte souvent des mots "au goût salé".
Si nous écrivons :
Ce fût une véritable Odyssée, pour faire route, nous avons démarré ( le contraire d’amarrer) et allumé nos phares (le premier fût celui de l’île de Pharos au large d’Alexandrie). Nous avions pris soin de briquer notre véhicule (briquer, c’est nettoyer en frottant avec une brique le pont en bois d’un navire). Nous étions sur le point d'arriver (arriver c’est atteindre la rive). Hélas, comme on dit familièrement, nous sommes tombés en rade (à l’origine c’est s’abriter dans une baie fermée). Oui, nous sommes en panne (un navire met volontairement ses voiles « en panne » lorsqu’il faut l’arrêter). Heureusement, nous avons nos biscuits (c'est-à-dire du pain cuit deux fois, qui se conserve beaucoup plus longtemps en mer).
Vous avez tout compris et vous êtes rassurés, n’est-ce-pas ? Vous parlez déjà « le marin ».

Si vous voulez approfondir vos connaissances, vous pouvez consulter les ouvrages suivants :
- Dictionnaire des mots nés de la mer. Pol Corvez. Éditions Chasse-Marée
- Des mots de voile et de vent. Maurice Duron. Éditions Autrement.
- Les mots de la mer. Christophe Hardy. Éditions Belin.

Et n’oubliez pas, nous souhaitons recevoir vos commentaires, écrivez nous en suivant ce lien : Horizon-Voiles

Ber et Ber.

Bulletin du 30 janvier

Bonjour à tous,

Aujourd'hui réveil sous la pluie, d'ailleurs il a plu une grande partie
de la nuit, genre "crachin breton". Le vent est un peu mou, il était plus
fort dans la nuit, une bonne vingtaine de nœuds.

Hier, nous avons mangé d'excellentes pâtes sauce bolognaise, les plats
préparés de notre ami Marc sont vraiment bons et adaptés pour ce
genre de navigation.

Il commence à faire plus chaud, mais les nuits sont encore fraîches, le
ciré (qui n'en est plus un) est nécessaire, avec une bonne polaire en dessous.

Nous attendons la chaleur du sud, les poissons volants et plus de
soleil avec impatience.

Merci Cathy (CHU) pour ses courriels d'encouragement, ainsi qu'à tous ceux
qui suivent notre avancée sur le blog.

A bientôt.
Momo Pompon.

dimanche 29 janvier 2012

Bulletin du 29 janvier (soir)

Bonjour à tous,

Nous ne connaissons pas notre place, toutefois, nous savons pourquoi  nous
ne sommes pas dans le "totem" :

1- On va dire que le départ était très timide, nous ne voulions gêner
personne, surtout pas nous et nous avons réussi !

2 - Quelques petites difficultés entre tactique et stratégie,  aucune des deux n'a gagné, aussi avons nous fait appel à la sagesse.

3 - Petits soucis de nœuds qui lâchent et de "cocotier" avant les Antilles, heureusement rien de bien grave d'ailleurs nous sommes à nouveau  sous spi.

Nous vous faisons de gros bisous avant nos siestes alternées.

Momo Pompon.